Découvrez le portrait d’Océane Tobé-Loriot et sa marque de prêt-à-porter Ombrelle à destination des personnes souffrantes de problèmes de peau.

 

2AI : Quel a été votre parcours depuis lISEG ?

Mon premier poste après mon diplôme fut dans une galerie d’art à Londres où j’assistai à l’organisation d’expositions & salons à l’international ainsi que la gestion courante de la galerie (ventes, com, fournisseurs, évènements). J’ai ensuite bifurqué vers un poste de consultante en gestion de projet à Bristol puis en France. J’aimais l’indépendance du poste et sa transversalité. Sur ma dernière mission, je fus embauchée par ma cliente chez Airbus. Quelques mois après, suite entre autres à la crise Covid et une remise en question du sens dans mon travail, j’ai décidé de quitter ce poste pour me concentrer à 100% sur une idée qui me trottait depuis longtemps dans la tête.

 

2AI : Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur la création de votre entreprise ?

Ce projet, c’est avant tout une histoire de famille, la volonté de protéger ceux que l’on aime. Quand ma mère a été diagnostiquée d’un cancer de la peau, on lui a expliqué que son capital soleil était à zéro. Elle a dû changer toutes ses habitudes de vie pour se protéger en permanence du soleil.

Le premier constat, c’est que les cancers de la peau ont triplés en seulement 30 ans. Il y a également 1 français sur 3 qui a des problèmes de peau (plus ou moins liés à l’exposition solaire), et il y a urgence à sensibiliser sur les effets cumulatifs du soleil. De la même façon que l’on fait attention à ce que l’on met dans notre assiette, notre activité sportive ou la composition des produits… Pour pouvoir en profiter (et plus longtemps), il s’agit simplement de changer nos habitudes pour protéger notre capital soleil.

Le deuxième constat est qu’il existe trois gestes pour se protéger du soleil : l’ombre, la crème solaire et les vêtements anti-UV. Cependant, trouver des vêtements qui protègent du soleil et qui ne sont pas des lycras ou des vêtements de randonnée, c’est mission impossible… Un tee-shirt en coton standard a un UPF (comme pour la crème, il s’agit de l’indice de protection ultraviolet) en moyenne de 10, si on a le sentiment d’être protégé, les UV passent quand même à travers. On se retrouve donc à devoir choisir entre esthétisme ou protection de la peau.
Ombrelle est née de cette volonté de proposer à tous une nouvelle solution complémentaire à la crème solaire et aux lycras pour adopter une routine anti-UV et prendre soin de sa peau au quotidien.

2AI : Quels sont vos coups de cœur dans cette expérience professionnelle  ? 

Les rencontres ! Je me suis lancée seule dans cette aventure mais j’ai rapidement ressenti le besoin de bien m’entourer. Je suis intimement persuadée que l’on est plus fort à plusieurs que tout seul. C’est pour moi très important de savoir s’entourer des bonnes personnes et d’échanger au maximum afin d’évoluer et progresser. Ombrelle est née de tous ces échanges. C’est d’abord une grande aventure humaine.

2AI : Selon vous, quelles sont les qualités quil faut réunir pour exercer ce métier ? 

J’avais entendu dans un podcast une entrepreneure qui disait que se lancer dans l’entrepreneuriat c’était un peu comme se lancer d’une falaise et fabriquer son parachute dans la descente. Personne n’y ait jamais vraiment suffisamment préparé ! Il faut s’entourer, s’adapter vite, être à l’écoute, ne pas avoir peur de se planter et vite rebondir. C’est dur mais je n’ai jamais autant appris, pris confiance en moi, en mon projet, et trouver du sens à mon travail.

 

2AI : Quelles sont vos perspectives d’évolution pour Ombrelle ?

Protéger toutes les peaux ! Lancer des pièces enfants, puis hommes, élargir la gamme puis rapidement se tourner vers l’international où certains marchés sont déjà plus matures que la France.

2AI : Un conseil pour nos jeunes diplômés ?

Faites-vous confiance ! Vivez la vie de votre imagination !