Rencontre avec Nicolas Girard, diplômé de la promo 1999 et nouvel ambassadeur 2AI à Shanghai.

 

Bonjour Nicolas, vous êtes diplômé de la Promo 1999 et vice-président en charge de la Global service line Technology au sein de la division CPS de Bureau Veritas et également responsable du P&L de la région Asie. Basé à Shanghai depuis 12 ans, quel a été votre parcours depuis votre sortie de l’ISEG Strasbourg ?

Nicolas : “J’ai commencé ma carrière en mai 2000 après un service militaire, mon premier job fut au LCIE (laboratoire centrale des industries électriques). En juillet 2000, j’ai été promu au poste de responsable marketing. Ce poste consistait à bâtir un plan stratégique de croissance pour intéresser les potentiels acquéreurs en plus de soutenir la force de vente.

En 2001, Bureau Veritas a racheté le LCIE et je me suis donc orienté vers un poste de Key account manager sur le segment européen de produits électriques grande consommation. En 2005, nos filiales chinoises recherchaient un key account manager localisé en France sur le segment retail, ce qui peut être considéré comme les débuts de ma relation avec la Chine.

En 2009, les filiales chinoises se sont réorganisées et m’ont demandées de m’expatrier à Shanghai. Ce qui m’a conduit en 2012, à devenir general manager du laboratoire de Shanghai, puis successivement de tous les laboratoires en Chine, et en 2019, de tous les laboratoires en Asie.”

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur votre entreprise et votre fonction ?

Nicolas : “Bureau Veritas est très connu dans le domaine du contrôle de bâtiment ou d’installation industrielle. Mais il dispose également d’une division appelée service aux biens de consommations qui fut créée en 1998.

Au sein de ma division, je suis en charge du service line “technology” qui regroupe les segments des produits électriques, automobiles et wireless.

Ma fonction s’articule autour de 2 rôles principaux : l’un très simple qui est d’assurer la gestion des laboratoires en Asie en termes de compte de résultat, l’autre aspect qui est d’établir le plan stratégique et son exécution sur 5 ans pour l’ensemble de nos laboratoires dans le monde.

En ce moment, je travaille beaucoup sur la transformation de notre Business Model pour mettre nos laboratoires automobiles en ordre et répondre à la demande de test sur les voitures électriques. Je travaille également sur la cybersécurité qui semble devenir une préoccupation importante en partie sur les produits wireless (IoT, véhicule connecté, médical).”

Vous devenez ambassadeur du réseau 2AI en Chine, quelles sont les raisons de cet engagement ?

Nicolas : “J’ai eu une très bonne expérience avec Nicolas Henault qui avait organisé un repas sur Shanghai. Malheureusement, Nicolas a dû rentrer en France à cause de la COVID et je me suis dit qu’il fallait que je reprenne le flambeau. Aussi, c’est un peu comme un retour aux sources, car j’ai été pendant 2 ans le président du BDE lors de mes études à l’ISEG Strasbourg. Enfin, c’est aussi une décision basée sur mon affection pour l’ISEG, puisque ces années d’études m’ont été bénéfiques.

C’est un peu ma façon de rendre la pareille et de garder ce lien avec l’école.”

Vos coups de cœur dans votre vie quotidienne et/ou professionnelle en Chine ?

Nicolas : “Alors que je n’avais aucune attirance particulière pour l’Asie, je me suis pris de passion pour ce continent, d’une part pour sa population, de l’autre pour sa culture. Et en particulier, pour Shanghai qui est une ville extraordinaire.

D’un point de vue professionnel, j’ai eu la chance de travailler dans une entreprise, qui m’a offert l’opportunité d’évoluer continuellement dans mes missions, avec à chaque fois un plus grand enjeu et plus de responsabilités.

Cependant, cette évolution de carrière a un prix en termes de charge de travail. Il y a en effet beaucoup d’heures de bureau, et malgré une passion pour le métier, l’un ne va pas sans l’autre.”

Un conseil pour nos diplômés qui souhaitent s’expatrier ?

Nicolas : “Quel que soit l’endroit ou la durée, foncez ! Bien sûr, cette période de COVID ne facilite pas les choses, mais de nombreuses opportunités dans les pays émergents sont à prévoir dans le futur.”