Découvrez le portrait de Johan Orsingher (promo 1999, Strasbourg) qui vient de reprende l’entreprise Monestro et devient son CEO.

Quel a été votre parcours depuis votre sortie de l’ISEG ?

Dès ma sortie de l’ISEG, j’ai travaillé dans l’aéronautique pour Thales, d’abord au marketing puis dans le conseil. J’ai ensuite intégré Airbus. Ces expériences m’ont mené en Angleterre et aux Etats-Unis ce qui a donné une dimension internationale à ma carrière.

Depuis 2012, j’ai le statut de conseil en freelance. Je fais du conseil dans l’aéronautique, mais également dans le domaine du digital et surtout de la FinTech. Par ailleurs, j’ai le plaisir de présider l’Association des Anciens ISEG depuis trois ans.

J’ai créé plusieurs entreprises : en France, en Suisse et en Indonésie, certaines ont été revendues et d’autres sont toujours opérationnelles et gérées par les co-fondateurs et des équipes solides.

Pouvez-vous nous parler de la genèse de Monestro ?

Lors de sa création en 2016, l’objectif de Monestro était d’introduire sur le marché balte des crédits à la consommation financés par des particuliers. En court-circuitant l’intermédiaire (la Banque), la rentabilité pour ceux qui financent (les particuliers) est bien supérieure à un placement lambda. Cependant, le Risk Assessment sur un dossier de crédit est à la fois complexe et long.

Aujourd’hui, Monestro a décidé de se réinventer, en proposant aux investisseurs de se positionner sur des portefeuilles de crédit, gérés par des sociétés de crédit reconnues et solides. Le Risk Assessment est donc quotidiennement géré par ces sociétés de crédit avec des équipes dédiées.

De notre côté, nous analysons leurs processus, leurs historiques de crédit et surtout nous négocions avec ces sociétés une garantie de rachat en cas de défaut de paiement. Le résultat pour les investisseurs privés qui viennent sur la plateforme est une rentabilité élevée pour un risque très faible.

Pourquoi le choix de l’Estonie comme berceau de votre entreprise ?

Il s’agit d’une reprise d’entreprise et les équipes étaient déjà installées ici. De plus, les investisseurs sont eux aussi estoniens donc le choix de Tallinn est apparu comme une évidence.

Il est important également d’avoir à l’esprit qu’une énergie entrepreneuriale ahurissante émane de Tallinn. C’est le pays qui a vu naître Skype ou Bolt, mais aussi de nombreuses start-ups innovantes autour de la Fintech ou de la cyber sécurité.

D’autre part, le niveau d’anglais y est exceptionnel et permet de se projeter facilement à l’international.

Avez-vous un conseil pour nos futurs et jeunes diplômés qui voudraient se lancer dans l’entreprenariat?

Aucun, je n’ai pas la prétention de connaître la recette. J’ai toujours cherché à faire ce qui me plaisait, j’aime la liberté, donc j’ai entrepris.