Cécile Franck, diplômée de la promo 2011 de l’ISEG Strasbourg, nous a accordé une interview sur son rôle de directrice associée de Espaces Atypiques.

Quelle est votre fonction ?

Je suis directrice associée des deux agences alsaciennes du réseau Espaces Atypiques, spécialisé dans l’immobilier atypique. Nous avons actuellement une agence à Strasbourg, avenue des Vosges, et une agence à Mulhouse et nos collaborateurs couvrent l’ensemble du territoire alsacien.

 

Quelle est votre actualité professionnelle ?

Nous sommes en train de changer complètement l’identité visuelle de tous nos supports de communication au niveau national. Cela m’intéresse particulièrement dans la mesure où j’ai exercé dans la communication pendant 10 ans et notamment dans le branding chez l’annonceur avant d’ouvrir mon agence immobilière. Nous avons fait appel à une agence de branding parisienne : 4uatre qui a notamment pour clients Alinea, Le Bon Coin ou encore le groupe TF1. C’est assez inédit pour un réseau d’agences immobilières d’accorder une importance aussi centrale à la communication et à l’identité visuelle.

En quoi votre fonction vous apporte t’elle de la satisfaction au quotidien ?

L’immobilier est un métier très exigeant mais c’est également un métier passion. Le quotidien n’existe pas et les rencontres sont merveilleuses, d’autant plus dans l’immobilier atypique car nos clients ont réellement investi leurs lieux de vie qui sont devenus de véritables espaces d’expression à leur image. Les histoires sont riches et le lien avec l’architecture, l’art et le design toujours présent. C’est aussi une aventure humaine en interne car nous sommes désormais une équipe de 12 personnes avec des personnalités et des parcours hors du commun.

Quelles ont été vos plus grandes difficultés professionnelles et comment les avez-vous surmontées ?

Je dirais que la plus grande difficulté dans mon cas, cela a été de faire face à l’incertitude, lorsqu’on se lance non seulement dans l’entreprenariat mais en plus dans un domaine qui n’est pas celui dans lequel on a exercé auparavant. Il a fallu accepter de repartir à zéro, de se former et surtout accepter d’avoir peur. J’ai rarement été aussi stressée que lorsque j’ai dû faire visiter une maison pour la première fois ! Et pour surmonter cela, il n’y a finalement que la pratique… Le fait d’être bien entouré aussi est primordial. Le réseau national Espaces Atypiques, en plus de nous former, nous apporte un véritable soutien dans le développement des agences.

Comment arrivez-vous à gérer cette période de confinement sur le plan professionnel ? 

L’immobilier est quasiment à l’arrêt pendant le confinement dans la mesure où les visites ne peuvent pas avoir lieu. Mais cela ne représente qu’une partie de notre métier. Nous continuons donc à maintenir le contact avec nos clients et nous recevons tout de même des demandes de renseignements sur les biens en vente. Nous pouvons toujours exercer notre rôle de conseil et échanger avec nos clients sur les projets qu’ils souhaiteront concrétiser à la fin du confinement. L’aventure continue donc en ce qui nous concerne, même au ralenti et les outils digitaux nous sont d’une grande aide.
Quels conseils donneriez-vous aux étudiants pour trouver leur voie professionnelle ?
Je leur conseillerais avant tout de veiller à leur ouverture d’esprit et à ne surtout pas se fermer de portes. La vie professionnelle est faite de rencontres et d’opportunités qu’il faut savoir saisir. Le temps des carrières linéaires et pré-programmées me semble bien révolu. En revanche, je suis convaincue que ce sont l’intelligence humaine et les soft skills qui pourront faire la différence quelle que soit l’orientation et les projets qui se présentent.
Merci à Cécile Franck pour cette interview !